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Affichage des articles du mai, 2013

Citations littéraires - roman

Montaigne : "Je suis moi-même la matière de mon livre."  -  "Chaque homme porte la forme entière de l'humaine condition." Rousseau : "Le roman s'adresse au peuple corrompu." Balzac : "La société  allait être l'historien, je ne devais être que le secrétaire."  -  "Les écrivains n'inventent jamais rien." mais "La combinaison des événements, leur disposition littéraire leur appartient." Zola : "Étudier tout le Second Empire, peindre tout un âge social." Flaubert : "Le romancier est comme Dieu dans la création, présent partout et visible nulle part."  -  "Ce que je voudrais faire, c'est un livre sur rien. Un livre sans attaches extérieures, qui se tiendrait de lui-même par la force interne de son style." Maupassant : "Le critique [...] qui ose encore écrire :' Ceci est un roman, et cela n'en est pas un', me paraît doué d'une perspicacité qui ressem

Citations littéraires - poésie

Thème : Poésie     1 Des vers…… […] Les mots que j’emploie, ce sont les mots de tous les jours, et ce ne sont point les mêmes ! Vous ne trouverez point de rimes dans mes vers ni aucun sortilège. Ce sont vos phrases mêmes. Pas aucune de vos phrases que je ne sache reprendre ! Ces fleurs sont vos fleurs et vous dites que vous ne les reconnaissez pas. Et ces pieds sont vos pieds, mais voici que je marche sur la mer et que je foule les eaux de la mer en triomphe ! Paul Claudel , Cinq grandes odes (1910) Bien placés bien choisis quelques mots font une poèsie les mots il suffit qu’on les aime pour écrire un poème on sait pas toujours ce qu’on dit lorsque naît la poésie faut ensuite rechercher le thème pour intituler un poème mais d’autres fois on pleure on rit en écrivant la poésie ça a toujours kékchose d’extrême un poème Raymond Queneau , L’Instant fatal (1948) J’ai demandé la poésie au téléphone Il n’y a pas d’abonné au

Défenseur de l'art nouveau 2 - Apollinaire et le cubisme

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Parler de cubisme littéraire apparaissait plus comme une suggestion qu’une affirmation. La critique tentait de donner un nom aux recherches littéraires et le cubisme était synonyme de modernité. Les peintres nouveaux n’étaient pas des hommes d’école ; ils n’avaient formulé aucun manifeste, aucune doctrine. Ils ne proposaient donc aucun système transportable pour leurs semblables. Du côté de la littérature, les recherches d’avant-garde restaient indécises vers 1912-1914. Dans ce contexte, le dramatisme qui surgit pendant l’hiver 1912-1913 ne connut aucun lendemain. Pas plus que les peintres, les poètes n’éprouvaient le besoin de former un groupe classifié. Les individualités étaient disparates et nombreuses. Si Apollinaire tenta de relier poésie et peinture sous l’appellation d’ «orphisme » pour souligner la spécificité dramatique, personne ne la reprendra. A la veille de la guerre de 1914, rien de décisif n’émergeait des rapports entre le cubisme et la poésie. La vie l

Défenseur de l'art nouveau 1 - Apollinaire et le Cubisme

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Le Cubisme et le nouveau réalisme Le cubisme pictural eut pour origine une appellation incontrôlée. Il en fut ainsi de son dérivé, le cubisme littéraire. En 1912, l’hebdomadaire parisien Fantasio ne songeait qu’à faire rire ses lecteurs aux dépends de quelques poètes jugés incohérents, en donnant sous le titre de « littératures cubistes » des textes de Saint-Pol Roux, Marinetti, Jules Romains et Paul Fort. Ce rapprochement est étrange : Saint-Pol Roux fut le fondateur de l’idéoréalisme, l’idéalisme platonicien qui s’inspire des recherches les plus intéressantes du symbolisme ; Marinetti fonda le futurisme qui rejetait les traditions esthétiques et exaltait le monde moderne, en particulier la civilisation urbaine, la machine, la vitesse ; Jules Romains fonda l’unanimisme où une «  poésie immédiate  » veut traduire le «  sentiment religieux  » éprouvé «  devant la vie qui nous entoure et nous dépasse  » ; Paul Fort, fondateur en 1912 de la revue néo-symboliste Vers