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Poème programme d'un esprit nouveau - 1 "Les Collines"

Apollinaire définit la formule du "nouveau réalisme", lors d'une conférence en 1917 qui marqua l'aboutissement de ses recherches poétiques. Sa blessure et la trépanation qui d'en suivit lui permirent de regagner Paris et de retrouver ses activités artistiques. En toute occasion, il développa sa théorie du modernisme, rajeunissant tout thème puisé dans le passé. C'est ainsi qu'il donna en novembre 1917, au théâtre du Vieux Colombier, une conférence intitulée "L'esprit nouveau" où il proclamait l'ordre, le bon sens et l'expérience. Les données du problème étaient les suivantes :

Poème programme de nouveautés - Les Collines

Au-dessus de Paris un jour Combattaient deux grands avions L’un était rouge et l’autre noir Tandis qu’au zénith flamboyait L’éternel avion solaire L’un était toute ma jeunesse Et l’autre c’était l’avenir Ils se combattaient avec rage Ainsi fit contre Lucifer L’Archange aux ailes radieuses Ainsi le calcul au problème Ainsi la nuit contre le jour Ainsi attaque ce que j’aime Mon amour ainsi l’ouragan Déracine l’arbre qui crie

Défenseur de l'art nouveau 4 - Apollinaire et le Cubisme

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Les rythmes nouveaux, les jeux de langage, la dislocation du discours poétique traditionnel représentaient le désir de faire de son propre monde, un monde commun et surprenant. Le rythme des vers devait se créer de lui-même au fur et à mesure de la la lecture. Le moyen ? supprimer toute ponctuation. Le poème ainsi allait pouvoir appartenir à chacun, se recomposant à chaque lecture.

Défenseur de l'art nouveau 3 - Apollinaire et le Cubisme

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           Il apparaît difficile de formuler une réponse définitive sur l’existence ou non d’une écriture cubiste. Claude Debon (article « L’Ecriture cubiste d’Apollinaire », Europe, n°638-639, juin-juillet 1982), conscient du problème posé par le couple cubisme-littérature, propose une dialectique nouvelle. Le premier pas consiste à se débarrasser du premier terme afin de reconsidérer l’esprit commun qui animait les artistes du début du XXème siècle.   Appellation lancée par moquerie, elle renvoyait l’image d’une seule spécificité picturale : le volume. En effet, selon Albert Gleizes et Jean Metzinger : « l’idée qu’il [le cubisme] suscite, celle de volume, ne saurait à elle seule définir un mouvement qui tend vers la réalisation intégrale de la peinture. » (Gleizes et Metzinger, « Du Cubisme », E. Figuière, 1912, p. 5) Il s’agissait de déceler les affinités entre l’avant-garde picturale et la poésie avant-gardiste d’Apollinaire. Là où il ne fallait plus imiter la n