50 livres avant mes 50 ans - 3 /50 Gilles Legardinier

Gilles LEGARDINIER, Le premier Miracle




Passer d'une chronique sur Jollien à une chronique sur Legardinier fait un effet de montagnes russes. Eh oui ! N'est-ce pas grisant ?

Gilles Legardinier est ce qu'on appelle un phénomène littéraire et un phénomène tout court : il est adorable, humain, amusant et profondément sympathique et altruiste. Alors oui, je lis ses livres, parfois, pas tous parce que surtout, vous le devinez, j'apprécie l'homme. 
Je suis allée le rencontrer dans une librairie, l'écouter parler de son métier d'écrivain. Et j'étais sous le charme de cette personne qu'on a envie d'inviter à sa table autour d'un bon plat et d'une bouteille. C'est un homme qui ressemble à votre meilleur ami.
Il garde le sourire et quand vous vous demandez ce que vous allez bien pouvoir lui dire de spirituel (ou de tout bêtement poli) au moment de la dédicace, c'est lui qui vous interpelle avec son sourire, un bon mot, une gentillesse et s'intéresse à vous. Il s'est intéressé à plus d'une centaine de personnes ce soir-là avec une énergie sans faille. Après trois heures d'attente, je me sentais moins éveillée que lui. Je n'ai jamais été une groupie mais là, je crois que j'ai craqué.

Ce fameux soir de décembre, j'ai donc poliment acheté Le premier Miracle, (J'étais surtout venue pour voir un écrivain à l’œuvre dans la promotion et en tirer un enseignement personnel.) histoire de connaître l'auteur des "livres avec les chats" dans un autre genre, le thriller.
Il y respecte les règles du genre, les meurtres, le suspens, la recherche d'un mystère scientifique dont l'explication se trouve dans les confins de l'Antiquité derrière les pas d'un historien érudit et fan de bons mots et ceux d'un agent du gouvernement britannique au féminin. On voyage assis dans le monde et dans le temps. On pense à Dan Brown.

Mais pour moi, ça n'a pas vraiment fonctionné. Histoire de rythme simplement. Dans un thriller, il faut être maintenu en apnée pour faire défiler les pages au-delà de l'heure du coucher et se réveiller groggy, encore happé par une histoire qu'on sait invraisemblable mais dont on n'a eu de cesse de lire la fin. Tous les ingrédients sont là sauf le rythme, un ralentissement dû aux dialogues explicatifs parfois trop longs.
Mais bon, pour ne pas finir sur une note négative, j'ai aimé le personnage principal à qui l'auteur a su donner la personnalité d'un homme commun (un historien de haut-vol mais monsieur tout le monde en dehors de son savoir. Oui, ça existe, pensez à vos enseignants...). Cet homme paumé mais plein d'humour apporte une touche différente à l'ambiance habituelle, noire et froide, des thrillers.

Ce roman représente un travail de recherches et d'écriture considérable qui force le respect. Et on sent une nouvelle fois combien Gilles Legardinier garde son objectif de faire plaisir à ses lecteurs. Car c'est résolument quelqu'un qui invente des histoires pour les autres, un conteur, et il le prouve une nouvelle fois.

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