50 livres avant mes 50 ans - 4/50 "Alcools" d'Apollinaire



Prendre un café, un dimanche matin bien entamé, et se replonger dans les effluves d'"Alcools" d'Apollinaire, c'est se créer une bulle d'air parfumé aux odeurs de mélancolie et d'automne, c'est voyager dans des temps anciens mêlés à une poésie libérée, c'est se retrouver en apesanteur et ne plus voir le monde autour tel qu'il se présente à nos vues triviales.

La lecture de poèmes est faite d'arrêts et de rêveries. Des vers nous happent et nous embarquent. Pourquoi ceux-ci aujourd'hui ? Et d'autres demain ? Ils se chargent d'une musique qui nous est propre.
Qu'y a t-il à dire ? Rien, sinon lire, revenir en arrière, parcourir de nouveau, répéter un vers silencieusement, en bougeant les lèvres, comme pour en déguster la pensée.

Il suffit que quelqu'un ose pour faire basculer l'ordre établi. Apollinaire a osé et après lui, la poésie ne se ressembla plus. Le premier vers de Zone nous prévient :
"A la fin tu es las de ce monde ancien"


L'Adieu

J'ai cueilli ce brin de bruyère
L'automne est morte souviens-t'en
Nous ne nous verrons plus sur cette terre
Odeur du temps brin de bruyère
Et souviens-toi que je t'attends

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