50 livres avant mes 50 ans - 6/50 Laurent GOUNELLE





Il est tentant de comparer ce roman avec celui de Raphaëlle Giordano, surtout quand on les lit l'un après l'autre. Si les deux sont des illustrations de méthodes de développement personnel, celui de Gounelle tente de résoudre la question existentielle du sens de la vie. Et pour cela, rien de tel que de se retrouver devant l'idée de sa mort.
J'avoue que Gounelle emporte mon adhésion totale. J'ai lu le roman de Giordano pour le découvrir, j'ai dévoré celui-ci.
D'abord parce que c'est un roman menant en parallèle des histoires de vie différentes apportant ainsi des interactions entre des personnages qui nous ressemblent, dans des situations de vie proches de nos quotidiens, entre vie personnelle et vie professionnelle. Mais le plus de ce roman est d'avoir créé une véritable intrigue. Je m'attendais à un nouveau récit gentillet et cette construction inattendue m'a plu.
Autre cerise sur le gâteau : on augmente sa culture générale sur le monde animal (l'inexplicable harmonie du vol des oiseaux), sur les études en psychologie humaine (la facilité de la manipulation mentale de tout être humain face au groupe), sur le sens du mot "erreur" vu par les différentes religions. J'ai envie de dire que ce roman est lumineux, un hymne au peace and love, à l'amour pour son prochain, à l'entraide, à la poésie du quotidien. Il n'est pas question de simplement faire le ménage dans nos vies mais de repenser à nos actes, nos certitudes, nos engagements vis-à-vis de nos semblables, notre position d'humain dans un monde bien vaste et si peu envisagé.
"Le jour où j'ai appris à vivre est le jour où j'ai envisagé ma mort". Si les cours de philo de lycée pouvaient se faire avec cet objectif, on gagnerait du temps.

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