50 livres avant mes 50 ans - 8/50 Grégoire DELACOURT



Impossible de sortir aujourd'hui profiter d'un soleil de fin d'hiver. Je suis avec le roman de Grégoire Delacourt.  Je ne sais pas de quoi il est question, je l'ai choisi pour l'auteur, je ne veux pas être influencer par une 4ème de couverture que j'évite soigneusement de lire. Je pars à la découverte, confiante. Et un roman qui commence par le chapitre 71, ça m'intrigue et m'attire irrésistiblement.

Quelques heures plus tard, le soleil s'est couché et je reste dans une overdose d'émotions et de poésie. J'ai dégringolé avec Emmanuelle dans le récit de sa passion flamboyante née d'un regard sur la bouche d'un homme, jusqu'au chapitre zéro, quand sa vie s'écroule comme elle sur le quai d'une gare, et j'ai parcouru le chemin du deuil, étapes par étapes, remontant l'ordre normal des chapitres jusqu'à ce qui s'apparente à une résurrection, en tout cas au retour à une nouvelle stabilité.

Ce livre est la voix d'une femme douloureuse qui tente devant nous d'expliquer sans détours son choix de quitter son quotidien et sa famille pour vivre son désir d'un homme. Elle saute le pas puisque de toute façon, elle n'est désormais plus la même. Même si le feu qui l'habite est destructeur, plus personne ne peut la retenir au bord de l'abîme. Et elle récoltera les fruits amers de sa décision.
Le message final reste positif : des cendres renaît une nouvelle force face à la vie et l'amour est sauf.

Pour certains, il ne s'y passe rien. Mais c'est à l'image de la vie réelle où la connaissance de nos âmes n'est pas le seul privilège de ceux, peu nombreux, qui ont un quotidien hors du commun.

Une tragédie lumineuse qui nous tient par son style et sa lucidité.

“Il faut bien pardonner et être pardonné si l'on veut vivre."

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